Il s’agit certainement d’un des plus beaux lacs d’Auvergne, occupant une dépression creusée et abandonnée par un glacier il y a 12 000 ans.
Recouvert dans sa partie ouest par une vaste tourbière accueillant tous les stades d’évolution : de l’eau libre au haut marais.
Certaines plantes aquatiques pionnières comme le fraisier d’eau, le trèfle d’eau, aux longues tiges rampantes servent de trame à un radeau flottant sur lequel d’autres plantes comme les sphaignes vont s’installer. Ce radeau grossit, recouvre peu à peu la surface d’eau libre et s’enfonce progressivement dans l’eau dans laquelle il se décomposera très lentement pour former la tourbe.
Ses eaux dormantes accueillent une faune très active : en surface le Râle d’eau, le Grèbe huppé, la Bécassine des marais mais aussi la Grenouille rousse, l’Argyronète (petite araignée semi-aquatique), en profondeur brèmes et brochets.
La tourbière est aussi un site privilégié de diverses libellules protégées comme le Sympetrum noir, la Cordulie à taches jaunes, l’Agrion à lunules et certains papillons des tourbières.
Cette tourbière d’altitude est aussi un site remarquable pour sa flore caractéristique des milieux à période de végétation courte et aux conditions climatiques proches de celles des zones boréales qu’il ne faut absolument pas cueillir ou piétiner.




