Actualités

  • Accueil
  • Actualités
  • Journée mondiale des zones humides : trois départements, trois exemples d’actions

Journée mondiale des zones humides : trois départements, trois exemples d’actions

Publié le 04/02/2026

Chaque 2 février célèbre les Zones humides : cette journée symbolique permet de mettre en évidence l’importance de ces milieux précieux et menacés, qui assurent à tous un accès à l’eau en quantité et en qualité suffisante, en équilibre avec les ressources disponibles. Atteindre cet ambitieux objectif nécessite de mettre en place des actions multiples sur les territoires. Quelle que soit leur ampleur, c’est par leur effet cumulatif que la ressource en eau est préservée. Zoom sur trois actions réalisées par nos équipes en 2025, pour les restaurer, protéger et valoriser 

Dans le Cantal, la restauration de zones humides sur la Planèze de Saint-Flour

En 2025, nous avons engagé des travaux sur les secteurs du Bois des Fraux-Saint-Maurice, Les Jarrioux et Luc d’Ussel (sur les communes de Valuéjols et Ussel) pour restaurer le bon fonctionnement écologique du ruisseau du Lagta, de l’Ander et des zones humides. Au programme :

  • Renaturation et reméandrage de cours d’eau,
  • Plantation de ripisylve (végétation de berges), haies et bosquets,
  • Comblement de rases et fossés, suppression de drains.
  • Création de mares pour favoriser l’accueil de la faune.

Ces actions combinées ont pour objectif de retrouver un fonctionnement plus naturel et résilient des écosystèmes face au changement climatique. 

Ces opérations voient également la création d’aménagements agropastoraux (passages à gué, descente aménagée) en partenariat avec les éleveurs du territoire. Objectifs : sécuriser l’abreuvement du bétail, faciliter l’utilisation agricole des parcelles et préserver la qualité de la ressource en eau.

En partenariat avec Saint-Flour Communauté, avec le soutien financier de l’Agence de l’Eau Adour Garonne et de la Fédération de Pêche du Cantal.
Zones humides à Luc d'Ussel, près de l'Ander
Bois des Fraux, passage à gué empierré
Bois des Fraux après travaux de renaturation du Lagta

En Haute-Loire, la sensibilisation des habitants à la biodiversité liée aux milieux humides

Direction maintenant vers le marais d’Ours, zone humide de 13 hectares à proximité du Puy-en-Velay. Nous gérons ce site depuis 2011 pour le compte l’État. Situé en zone périurbaine, son intérêt réside majoritairement dans son utilisation par de nombreuses espèces, notamment comme zone de reproduction des amphibiens et de certains oiseaux.

 

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan de gestion du site, un inventaire des amphibiens a lieu chaque année dans le marais et les petites mares alentours, créées début 2022. Sur douze ans de recul, ce suivi a ainsi permis d’inventorier 7 taxons différents d’amphibiens sur les 15 présents en Auvergne : l’Alyte accoucheur, la Grenouille rousse, le complexe des Grenouilles vertes, le Triton alpestre, le Triton palmé, le Triton crêté, et le Crapaud calamite.

 

Afin de sensibiliser les habitants du département aux enjeux liés aux zones humides et notamment aux amphibiens qui en dépendent, nous organisons ponctuellement des sorties nature. Le printemps dernier, une sortie crépusculaire a notamment permis de parler du cycle de vie des amphibiens, ainsi que de croiser et d’entendre les différentes espèces présentes dans le marais. Nous remercions d’ailleurs chaleureusement Pascal, bénévole et conserv’acteur du site, qui nous a accompagné sur cette sortie !

Marais d'ours - P. Petit
Soirée crépusculaire - M. Leleu
Crapaud calamite - G. Arnaudet

Dans le Puy-de-Dôme, la restauration du marais de Pale

Nous terminons ce tour d’horizon dans le Puy-de-Dôme, et plus précisément sur la commune de Montaigut-en-Combrailles, où nous gérons, depuis 2024, le marais de la Prade, zone humide de 10 hectares. Il s’agit d’une partie des zones d’alimentation de l’étang communal de la Prade. Formant un complexe de 22 hectares, c’est l’une des zones humides les plus vastes sur le haut du bassin du Cher.

 

Ce site a été impacté par des travaux de terrassement en vue de la création d’une station d’épuration à l’aval : pour pouvoir installer une conduite enterrée dans le marais, ce dernier a été en partie drainé. Pour ce faire, le ruisseau qui l’alimentait a été détourné et un fossé créé pour le déconnecter d’une partie des sources, limitant ainsi l’apport en eau. Ces aménagements ont donc impacté le bon fonctionnement du marais.

 

Après une phase d’étude et de diagnostic, le nous avons effectué en 2025 des travaux pour restaurer le fonctionnement d’origine de cette zone humide :

  • le cours d’eau, pour partie reméandré, a retrouvé son lit d’origine ;
  • des seuils ont également été posés dans le fossé pour remonter les niveaux d’eau. 

Ce chantier, couplant restauration d’un cours d’eau et reconnexion des sources au milieu, permet de nouveau à l’eau de s’infiltrer et d’être stockée, et redonne ainsi au marais son visage naturel.

Travaux inscrits dans le Contrat Territorial des Hautes-Vallées du Cher financés par l’Agence de l’Eau Loire Bretagne et le FEDER Auvergne-Rhône Alpes.

 

Marais de la Prade, avant les travaux
Reméandrage et entretien d'un arbre têtard
Pose de seuil