Prairies naturelles : un enjeu majeur pour la biodiversité, l’agriculture et le climat
Publié le 10/06/2026
À l’occasion de la Journée mondiale des prairies naturelles qui a eu lieu le 25 mai dernier, nous souhaitions rappeler le rôle essentiel de ces milieux pour la biodiversité, l’agriculture et le climat. Alors qu’entre 8 et 10 % des prairies naturelles ont disparu en France depuis 2009, nous nous mobilisons pour préserver, restaurer et valoriser ces espaces indispensables aux territoires ruraux.
Pourquoi les prairies naturelles sont-elles essentielles ?
Les prairies naturelles s’opposent aux prairies artificielles. Elles peuvent être permanentes, ces dernières étant, selon la définition de la Politique Agricole Commune (PAC), des prairies semées depuis plus de cinq ans. Elles se caractérisent surtout par une flore très diversifiée, associant graminées, légumineuses et de nombreuses autres espèces végétales. Cette richesse floristique constitue un véritable équilibre agroécologique : plus une prairie est diversifiée, plus elle favorise la biodiversité et plus elle est résiliente face aux aléas climatiques.
En résumé, plus une prairie présente de couleurs et d’espèces différentes, plus elle est riche et équilibrée.
Ces prairies naturelles jouent un rôle essentiel pour les exploitations agricoles. Elles favorisent l’autonomie des fermes, offrent une alimentation de qualité aux troupeaux et participent au bien-être animal. Elles contribuent également à la qualité des productions agricoles, notamment fromagères, dont les saveurs varient selon la diversité végétale ingérée par les animaux.
Au-delà de leur intérêt agricole, les prairies naturelles présentent de nombreux atouts environnementaux : stockage du carbone, limitation de l’érosion et des coulées de boue, préservation de la ressource en eau ou encore maintien de la biodiversité.
Véritables réservoirs écologiques, elles constituent un maillon important de la trame verte et bleue.
Des prairies aujourd’hui fortement menacées
Pourtant, ces milieux sont aujourd’hui fortement menacés. Dans le Massif central, près de la moitié des prairies naturelles sont recensées comme étant « dégradées ». Artificialisation des sols, intensification agricole, déprise agricole ou encore effets du changement climatique fragilisent durablement ces écosystèmes.
Nos actions concrètes
Face à ce constat, nous agissons concrètement pour restaurer les prairies dégradées.
Grâce à des techniques de récolte de graines locales, réalisées notamment avec des brosseuses ou des moissonneuses-batteuses en partenariat avec des agriculteurs, les équipes réimplantent des flores diversifiées adaptées aux territoires et favorisent ainsi le retour d’écosystèmes fonctionnels et durables.
Nous menons également un important travail de sensibilisation et d’accompagnement auprès des agriculteurs, en lien avec différents partenaires du monde agricole tel que la chambre d’agriculture.
Des formations et journées d’échanges sont régulièrement organisées afin de promouvoir des pratiques favorables aux prairies naturelles.
Cette sensibilisation s’adresse également au grand public et aux plus jeunes. Par exemple, fin avril, une journée de découverte a été organisée au lycée de Marmilhat auprès d’étudiants en aménagement paysager, agronomie et horticulture, afin de mieux comprendre les enjeux autour de ces milieux naturels.
Conférence du 2 juillet sur le thème « Biodiversité et pastoralisme : l’avenir est dans le pré ! »
Dans cette dynamique, une conférence intitulée « Biodiversité et pastoralisme : l’avenir est dans le pré ! » se tiendra le 2 juillet prochain à la Maison de la Nature et de l’Environnement de Mozac. Co-animée par Nicolas Gross, chargé de recherche à l’INRAE, et Christophe Grèze, chargé de projets au Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne, cette rencontre mettra en lumière, à travers des éclairages scientifiques et des exemples de terrain, le rôle fondamental des prairies naturelles pour la biodiversité et les systèmes d’élevage.
Prairies naturelles : un enjeu majeur pour la biodiversité, l’agriculture et le climat
À l’occasion de la Journée mondiale des prairies naturelles qui a eu lieu le 25 mai dernier, nous souhaitions rappeler le rôle essentiel de ces milieux pour la biodiversité, l’agriculture et le climat. Alors qu’entre 8 et 10 % des prairies naturelles ont disparu en France depuis 2009, nous nous mobilisons pour préserver, restaurer et valoriser ces espaces indispensables aux territoires ruraux.
Pourquoi les prairies naturelles sont-elles essentielles ?
Les prairies naturelles s’opposent aux prairies artificielles. Elles peuvent être permanentes, ces dernières étant, selon la définition de la Politique Agricole Commune (PAC), des prairies semées depuis plus de cinq ans. Elles se caractérisent surtout par une flore très diversifiée, associant graminées, légumineuses et de nombreuses autres espèces végétales. Cette richesse floristique constitue un véritable équilibre agroécologique : plus une prairie est diversifiée, plus elle favorise la biodiversité et plus elle est résiliente face aux aléas climatiques.
En résumé, plus une prairie présente de couleurs et d’espèces différentes, plus elle est riche et équilibrée.
Ces prairies naturelles jouent un rôle essentiel pour les exploitations agricoles. Elles favorisent l’autonomie des fermes, offrent une alimentation de qualité aux troupeaux et participent au bien-être animal. Elles contribuent également à la qualité des productions agricoles, notamment fromagères, dont les saveurs varient selon la diversité végétale ingérée par les animaux.
Au-delà de leur intérêt agricole, les prairies naturelles présentent de nombreux atouts environnementaux : stockage du carbone, limitation de l’érosion et des coulées de boue, préservation de la ressource en eau ou encore maintien de la biodiversité.
Véritables réservoirs écologiques, elles constituent un maillon important de la trame verte et bleue.
Des prairies aujourd’hui fortement menacées
Pourtant, ces milieux sont aujourd’hui fortement menacés. Dans le Massif central, près de la moitié des prairies naturelles sont recensées comme étant « dégradées ». Artificialisation des sols, intensification agricole, déprise agricole ou encore effets du changement climatique fragilisent durablement ces écosystèmes.
Nos actions concrètes
Face à ce constat, nous agissons concrètement pour restaurer les prairies dégradées.
Grâce à des techniques de récolte de graines locales, réalisées notamment avec des brosseuses ou des moissonneuses-batteuses en partenariat avec des agriculteurs, les équipes réimplantent des flores diversifiées adaptées aux territoires et favorisent ainsi le retour d’écosystèmes fonctionnels et durables.
Nous menons également un important travail de sensibilisation et d’accompagnement auprès des agriculteurs, en lien avec différents partenaires du monde agricole tel que la chambre d’agriculture.
Des formations et journées d’échanges sont régulièrement organisées afin de promouvoir des pratiques favorables aux prairies naturelles.
Cette sensibilisation s’adresse également au grand public et aux plus jeunes. Par exemple, fin avril, une journée de découverte a été organisée au lycée de Marmilhat auprès d’étudiants en aménagement paysager, agronomie et horticulture, afin de mieux comprendre les enjeux autour de ces milieux naturels.
Conférence du 2 juillet sur le thème « Biodiversité et pastoralisme : l’avenir est dans le pré ! »
Dans cette dynamique, une conférence intitulée « Biodiversité et pastoralisme : l’avenir est dans le pré ! » se tiendra le 2 juillet prochain à la Maison de la Nature et de l’Environnement de Mozac. Co-animée par Nicolas Gross, chargé de recherche à l’INRAE, et Christophe Grèze, chargé de projets au Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne, cette rencontre mettra en lumière, à travers des éclairages scientifiques et des exemples de terrain, le rôle fondamental des prairies naturelles pour la biodiversité et les systèmes d’élevage.
En pratique :
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